Les petites victoires face à l'autisme

Les petites victoire - Yvan ROYPhoto © Les Petites Victoires

Confronté au diagnostic de son fils autiste, Yvon Roy nous dresse un portrait intime de sa relation père-fils, à travers laquelle il a tant appris. Le témoignage d’un combat au quotidien, pour “transformer une défaite annoncée en formidables petites victoires”.

 

Cette bande dessinée canadienne est directement inspirée de sa relation avec son fils atteint d’autisme. Un récit dans lequel il met en scène un couple, Marc et Chloé et leur enfant Olivier, diagnostiqué autiste lors de ses premières années.
A travers le personnage de Marc, Yvan Roy raconte l’histoire d’une famille bouleversée par le diagnostic soudain de leur fils et à la fois unie dans les épreuves malgré la séparation des deux parents. Depuis, ils se sont juré qu’ils feraient tout pour leur fils. Le récit d’un combat quotidien par le point de vue d'un père.

Tu ne seras plus jamais seul fiston.

Yvon Roy

Accepter le diagnostic, une remise en question des perspectives d'avenir

Lors des premières années d’Olivier, Marc, le papa, pointe le manque d’attention de son fils et s’étonne du fait qu’il ne dise pas encore un seul mot. Une inquiétude que Chloé, la maman, partageait sans se l’avouer. Depuis le jour où la terre s'est dérobée sous ses pieds lorsqu’il a appris l’autisme de son fils, c’est le début d’un grand questionnement :  Comment évoluera son fils ? Pourra t-il avoir une copine, des enfants, une vie ? Sera-t-il autonome ? Un tas de questions se bousculent dans sa tête, mais ne l’arrêtent pas. Avec Chloé, sa femme qui relativise d’avantage la situation, le couple découvre peu à peu l’autisme, un univers qui leur est totalement étranger. Bien que les premières étapes ne soient pas les plus simples, ils sont décidés à apprendre à vivre avec l’autisme de leur fils et se donnent pour mission de le rendre le plus heureux possible.

Fiston, toi et moi on va explorer.

Yvon Roy

Mais comment contribuer au bon développement de leur enfant, suite à la séparation du couple ? Entre la garde partagée, les documents administratifs, et les rendez-vous d’Olivier avec les spécialistes, … tout paraît contraignant. Et pourtant chacun joue un rôle tout aussi important dans l'éducation de leur enfant. Ils se sont juré de garder de bons rapports entre eux et accompagnent, tous deux, Olivier à chaque étape importante de sa vie, comme par exemple lors des rentrées scolaires.

Une première victoire, le début d’un long combat 

Marc, le papa, un peu rebelle, bouscule les codes éducatifs de l'autisme, et décide d’expérimenter des méthodes de son invention plutôt que de suivre à la lettre les recommandations des spécialistes. Un travail qui demande une certaine patience et obstination, mais qu’il prend à cœur.  

Je ne veux pas qu’il apprenne à vivre avec son handicap, je veux qu’il apprenne à le surmonter.

Yvon Roy

Il apprend même à Olivier à apprivoiser les poussières dans son bain. Ces petites poussières qui provoquaient des crises soudaines et difficilement contrôlables, celles qu’il assimilait à un affreux monstre. Une première “victoire” qui en appellera d’autres. Cet épisode marque le début d’un lien de confiance instauré entre le père et son fils.

Planche de BD Les petites victoires Yvon ROYPlanche de la bande dessinée Les petites victoires, de Yvon ROY © Secallergies

Il ne s'arrête pas là, il arrive à capter le regard de son fils, qui auparavant ne regardait jamais dans les yeux.  Dans la suite du récit, cet élément apparaît comme déclencheur lors des interventions de Marc pour lui apprendre de nouvelles choses.  Aujourd’hui, Olivier n'a plus peur des étreintes, elles deviennent réconfortantes et synonyme d’interaction sociale.

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Un message sur la parentalité et l’autisme

Ce récit s’adresse aux parents d’enfants autistes et plus particulièrement aux pères qui sont souvent éloignés de cette sphère aidante très féminine. Selon les observations, les parents d’enfants autistes présentent un risque particulièrement élevé de séparation. Pour les familles monoparentales dans le monde, on estime que 80 à 85 % d’entre elles ont pour chef de famille la mère (d’après la Santé mentale au Québec). 

Il invite les pères à s’affirmer, et prendre leur place dans la parentalité, puisque chaque enfant a besoin de ses deux parents plus que quiconque.  Et que chaque épreuve du quotidien est faite de petites victoires !

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